Dure journée au jardin de l’Aspre! Comme souvent les jeudis.
Le mercredi, jour de courses hebdomadaires m’apporte souvent en pépinière de nouveaux pensionnaires et ce matin, mal m’a pris de vouloir planter les trois camellias dernièrement acquis.
Nos camellias logent pour la plupart dans le Carré du même nom, une des parcelles les plus ingrates du jardin, caillouteuse, venteuse et sèche . Cependant, les dits camellias s’y accrochent tant bien que mal , en petits massifs, en isolés ou même tout le long de la haie qui donne sur la cour d’accueil.
Deux des trois remplaçants, certains effectivement trépassent quand même le premier été à mon grand désespoir, étaient des japonicas, les plus difficiles à réussir et à mener. Ils fleuriront à partir de février ou mars jusqu’en mai.
Le troisième, tout blanc, était un doux sasanqua au parfum de narcisse.
J’ai un faible pour ces camellias là, moins exigeants, plus simples et endurant sécheresse et vent sans broncher, pauvreté du sol aussi. Jamais ou presque ils ne portent de signes de chlorose.
C’est vrai, ils sont peut-être moins spectaculaires mais fleurissent fidèlement de septembre à janvier , parfois sous la neige. 
Leurs fleurs, comme celle-ci sont souvent simples , un rien chiffonnées et exhibent naïvement leurs étamines d’or!
Leurs boutons éclaircissent au fur et à mesure de leur ouverture et sont nettement plus petits que ceux des japonicas; je les trouve très émouvants. 
Tout près le plus gros des sasanquas de la haie se met doucement en floraison, je ne manquerai pas de vous le présenter dans toute sa gloire!

Les trois furent vite plantés et j’espérais cet après-midi travailler à la rocaille d’angle que je mets en place sur le patio, mais la pluie était là.
J’ai patienté un peu mais le jour est bien court en novembre et mes pauvres cannas que j’avais déplacés , attendaient dans le seau à vendange depuis bien trop longtemps!
Alors désherbage soigné sous la pluie, au pied du dahlia impérialis et entre les bananiers, les gouttes rebondissaient joyeusement sur mon imperméable. Qui songerait ici à se plaindre de la pluie?
Surtout pour une simple averse, mais un peu trop longue à mon goût et glacée.
Ce soir, les cannas, les pieds dans la boue , sont fort heureux!
Puisque que le mal était fait, j’ai terminé ma trop courte journée en passant l’éco-fourche dans un nouveau massif!
Subséquemment: soupe à la grimace et cataplasme de moutarde, mon dos lui, n’aime ni les camellias, ni les cannas, ni l’éco-fourche et encore moins la pluie!
Camellias, cannas et cataplasmes!
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